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Les origines de la fabrication du papier
à Lorp se confondent avec l'arrivée de celui-ci
en France au 16ème siècle. Un peu partout se
créent des moulins à papier souvent en
complément de moulins à blé ou à
huile. Laurent Bergès acquiert le Moulin de Lorp en 1795. Le moulin est remis en fonctionnement sous la direction de Monsieur Galey, le nouveau propriétaire paraissant peu intéressé au papier. |
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L'ancienne papeterie Bergès a
fermé ses portes le 30 juillet 1999 lorsque sa
dernière machine à papier s'est
arrêtée de produire. Elle employait 30 personnes. C'est une page de l'histoire du papier qui se fermait avec cet arrêt de production |
Bertrand
Bergès (1771-1809), son frère cadet, par contre,
se rend souvent au moulin de Lorp. Il se familiarise si bien
avec la fabrication du papier qu'il épouse en 1798 la
fille de l'exploitant, Mademoiselle Galey. Son frère lui
fait alors don du moulin avec le terrain et le droit d'eau qui
y sont attachés. Pierre Bergès (1800-1891), le
fils de Bertrand, succède à celui-ci après
son décès. Il créera une véritable
industrie. |
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Contigu à la papeterie et à
la maison natale d'Aristide Bergès, ce vieux
bâtiment en bois est en fait un ancien séchoir
à papier qui daterait de 1790.
Il n'en reste que trois de ce type en France ! |
D'un caractère très affirmé, il
a laissé le souvenir d'un homme entreprenant,
autoritaire, à l'avant garde de son temps aussi bien
d'un point de vue technique que politique. En 1834, il apprend
que fonctionne chez Darblay à Essonnes, une machine
révolutionnaire importée d'Angleterre qui
fabrique une feuille de papier en continu. Il va voir fonctionner
cette machine et retient ses caractéristiques. De retour
à Lorp, il en établit le plan et la fait
construire à Tarbes par un mécanicien. |
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Encore en état de fonctionner la
machine à papier de Lorp permet de mieux comprendre
toute la complexité et la technicité de ce
métier. |
Cette
machine efficace place Lorp au premier rang des papeteries du
Couserans et à une place honorable en France. Le fils
aîné de Pierre, Aristide Bergès
(1833-1904), entré à 16 ans à
l'École Centrale, travaille avec son père et
apporte des perfectionnements importants à la
fabrication de la pâte de bois. En 1864, il prend le
brevet d'un défibreur à pression hydraulique qui
va remplacer rapidement l'appareil VOELTER. |
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